|
|
ce
texte, évidemment, n’a pas de «
point final »,
chaque jour j’écris, cette rue qui nous
est
qui nous est bien avant vos palais vos
églises,
et même vos foyers
cette rue a un nom, pas celui une plaque officielle
oubliée
un nom de roche, de feu
un nom qui veine qui la passe,
ignorant
ignorant cette rue qui l'est avant le naître
avant même ses parents, les mémés,
les tontons
un nom de feu
que nous portons nous porte
même si ne savons plus son sang au bord des
lèvres
le savez-vous ce nom
larmes hautes nos chairs ?
chairs frôlées la rue
chaque jour
chaque jour
chaque jour perdu de ne l’oser de chair
au fil des jours de ce qui ne m'est plus
existence,
plus qu'une vie
je laisserai cette page quelques mots de la rue
|

|