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la rue est effrayante ?
peut-être...
mais
qui la vit !
qui
ose encore la rue ce qu'elle nous est,
avant
avant
le pâle confort de nos salons télé
avant
toutes ces chaînes qu'on aime tant porter
qu'on
brille chaque matin qu'elles puissent bien briller
avant
cet esclavage, honnête, si bien peigné
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